- Format FLV, 38,5 - 4 m 22 s
Historique
Au
Sommet du G-8 tenu en juillet 2009 à L'Aquila, le Canada a annoncé qu'il doublerait ses investissements visant à appuyer le développement agricole durable en octroyant 600 millions de dollars supplémentaires sur trois ans. Ces fonds additionnels portent à 1,18 milliard de dollars la contribution totale du Canada au cours de cette période triennale.
Conformément à cet engagement, suivant sa
Stratégie sur la sécurité alimentaire, l'ACDI a doublé son appui au Fond international de développement agricole (FIDA), le portant à 75 millions de dollars de 2010 à 2013.
Le
FIDA (en anglais seulement) est une agence spécialisée des Nations Unies dont la mission est de combattre la pauvreté et la faim dans les régions rurales des pays en développement. L'ACDI appuie les efforts menés par le FIDA pour répondre aux besoins des populations vulnérables en matière de sécurité alimentaire, en particulier les femmes.
Transcription
Nous accordons des prêts et des subventions à des gouvernements, à des organisations internationales et parfois à des organisations non gouvernementales.
Nous appuyons les stratégies gouvernementales qui visent en particulier le développement rural, car nous croyons fermement au potentiel des populations rurales, souvent marginalisées par les politiques des gouvernements.
Et nous le faisons en accordant, comme je l'ai dit, des prêts et des subventions pour financer des projets de développement communautaire rural, surtout dans les domaines de l'agriculture et de la productivité agricole.
Mais nous faisons plus qu'appuyer la production. Nous offrons aussi des services financiers et nous renforçons la capacité des populations à gérer leurs propres institutions, particulièrement en donnant aux femmes des moyens d'action dans leur collectivité et un accès aux marchés.
Vous pouvez sûrement imaginer les retombées de ces activités, surtout dans les pays en développement où les petits exploitants agricoles sont en majorité des femmes, lesquelles font la majorité du travail ― plantation, récolte, vente ou transport des produits aux marchés.
Il importe de reconnaître ceci : investir dans les petites exploitations agricoles des collectivités rurales est le moyen le plus sûr d'assurer la croissance économique.
Notons aussi que la productivité agricole à elle seule ne permettra pas de sortir les gens de la pauvreté. Ces derniers doivent aussi avoir accès aux marchés ― à des marchés locaux et concurrentiels, pas nécessairement internationaux. Nous faisons cela pour aider les gouvernements à améliorer eux-mêmes les moyens de subsistance des populations rurales.
Le secteur de l'agriculture a longtemps été négligé. En fait, il y a eu une forte baisse des investissements agricoles de la part de la communauté internationale et des gouvernements nationaux.
L'aide au développement international en matière d'agriculture est passée de 18 % en 1980 à moins de 5 % en 2006, et les investissements des gouvernements nationaux ont diminué pour passer de 10 % à moins de 5 %.
Le plus grand défi à relever était donc de trouver comment inverser cette tendance. Hélas, il a fallu la crise des prix des aliments, en 2007-2008, pour qu'un signal d'alarme soit lancé. Les faibles investissements agricoles des 25 à 35 dernières années ont beaucoup nui à la sécurité alimentaire, ce qui, comme on sait, a conduit les pays du G8 à élaborer l'initiative de L'Aquila sur la sécurité alimentaire.
Les priorités du gouvernement du Canada en matière de sécurité alimentaire mettent l'accent sur les petits exploitants agricoles, les femmes et les jeunes, ce qui concorde avec les activités du Fonds international de développement agricole (FIDA).
Le gouvernement canadien est l'un des plus grands donateurs du FIDA. D'ailleurs, il a plus que doublé sa contribution dans le cadre de la huitième reconstitution des ressources pour 2010-2012.
Je dois remercier l'État canadien pour sa contribution à la huitième reconstitution du FIDA, qui est d'environ 75 millions de dollars canadiens et qui fait plus du double, deux fois le financement de la septième reconstitution du FIDA. Ce financement nous permet d'augmenter nos programmes et nos projets au niveau des pays membres, surtout en Afrique, où nous dépensons environ la moitié de notre financement de projets et de programmes.
Grâce aux contributions des membres, qui ont fait augmenter de 67 % la valeur du FIDA, nous chercherons à accroître notre portée, à élargir nos programmes et nos projets et à multiplier nos histoires de réussite dans des pays comme le Mozambique, Haïti, la Colombie et le Vietnam.
Nous prévoyons qu'au prochain cycle de reconstitution, avec nos ressources accrues et grâce à la générosité du Canada et des autres membres, nous pourrons aider 70 millions de personnes de plus qui vivent dans les régions rurales partout au monde.